Le Sentier des oiseaux
de Saillon — ma prochaine
sortie nature
À deux pas de Fully, il y a un endroit que je voulais explorer depuis longtemps. Le Sentier des oiseaux de Saillon — deux boucles faciles en pleine nature valaisanne, 22 panneaux illustrés, 86 espèces à observer, et la mascotte Péchou qui montre le chemin du bout de l’aile. J’y vais bientôt. Et je t’invite à en savoir plus — ou à venir aussi.
🌅 Pourquoi ce sentier m’attire
Tu sais ce que j’aime dans la nature ? Ce n’est pas forcément aller loin ou haut. C’est parfois juste prendre le temps. Marcher doucement. Écouter avant de regarder. Et c’est exactement l’esprit du Sentier des oiseaux de Saillon.
Saillon, c’est à dix minutes de chez moi à Fully. Et pourtant, je n’y suis jamais allé avec mes jumelles. Ce sentier didactique — tout nouveau, pensé et réalisé par la commune — longe d’un côté un canal renaturé avec ses abords verdoyants, et de l’autre les berges du Rhône et la forêt de Tobrouk. Deux ambiances, deux boucles, un seul esprit : observer sans déranger.
Ce qui me plaît particulièrement, c’est la philosophie du parcours. 22 panneaux illustrés avec des dessins et des anecdotes pour apprendre à reconnaître les espèces locales. Un concours ludique — on note les oiseaux repérés sur une brochure et on la glisse dans une boîte aux lettres. Chaque mois, un observateur tiré au sort reçoit une surprise par la poste. C’est simple, c’est beau, c’est exactement le genre d’initiative qui me réjouit.
Un détail qui dit tout sur l’esprit du lieu : le sentier a une mascotte — Péchou, un petit oiseau qui montre le chemin du bout de l’aile. Les classes de Saillon ont décoré la boîte aux lettres du concours. On sent que c’est un projet fait avec soin, pour tous les âges, ancré dans la communauté locale. Ça, j’adore.
Découvrir le parcours complet
Le dépliant officiel du Sentier des oiseaux de Saillon — avec la carte des deux boucles, les espèces à observer, les conseils pratiques et les accès. À télécharger et à imprimer avant ta sortie, ou à consulter sur ton téléphone.
📥 Télécharger le dépliant PDF🗺️ Le parcours en deux boucles
Le sentier se compose de deux boucles indépendantes, que tu peux faire ensemble ou séparément selon ton envie et le temps disponible. La mascotte Péchou indique la direction à chaque carrefour — impossible de se perdre.
🔵 Boucle Nord — Le canal de Gru renaturé
Départ depuis le parking du pont de Cleusette. Cette boucle longe le Canal de Gru, réaménagé pour favoriser la biodiversité. Un cadre paisible, avec une végétation de roselières et de ripisylve (forêt de bord d’eau) qui attire de nombreuses espèces nichant dans les zones humides. Environ 45 minutes tranquilles.
🟢 Boucle Sud — Le Rhône et la forêt de Tobrouk
Départ depuis le parking vers la forêt de Tobrouk. Cette boucle longe les berges du Rhône et traverse l’ombre fraîche de la forêt alluviale. Ambiance plus sauvage, plus dense. C’est là qu’on peut espérer croiser des espèces forestières comme le Pic épeiche ou le Grimpereau. Environ 35 minutes — plus courte mais très riche.
Mon plan pour la sortie : je partirai tôt le matin depuis Fully, j’irai directement sur la Boucle Sud (forêt de Tobrouk) au moment où la lumière est encore rasante et les oiseaux chantent le plus fort. Puis je rejoindrai la Boucle Nord pour le milieu de matinée. Le retour par le pont de Cleusette. Prévoir les jumelles, évidemment.
🅿️ Accès et stationnement
- En voiture : autoroute A9, sortie 23 (Saxon) depuis Martigny, ou sortie 24 (Riddes) depuis Brigue. Parkings gratuits au pont de Cleusette (Boucle 1) et à la forêt de Tobrouk (Boucle 2).
- En transports publics : bus 311 depuis les gares de Martigny CFF, Riddes CFF ou Sion CFF — arrêt Saillon les Moilles pour la Boucle 1 / arrêt La Sarvaz pour la Boucle 2.
- À vélo : la piste cyclable longe le Rhône jusqu’à Saillon — parfait pour une sortie vélo + observation.
🦅 Quelques espèces que j’espère croiser
Le sentier présente 86 espèces locales. En Valais, environ 150 des 200 espèces d’oiseaux nicheurs de Suisse sont présentes — la plaine du Rhône est l’un des corridors migratoires les plus riches de Suisse. Voici celles que j’aurai à l’œil ce matin-là.
Pic épeiche
Son tambourinage sur les troncs morts s’entend avant qu’on le voie. Beau plumage noir et blanc, tache rouge caractéristique. La forêt de Tobrouk est son terrain de chasse idéal.
Tichodrome échelette
Le funambule des parois rocheuses. Papillon rouge et gris qui marche à la verticale sur le rocher de Saillon. L’une des plus belles espèces du Valais — et l’une des plus discrètes.
Râle d’eau
Discret et furtif, c’est le champion du camouflage dans les roseaux. On l’entend plus qu’on ne le voit — son cri strident est caractéristique. Le Canal de Gru renaturé est parfait pour lui.
Huppe fasciée
La huppe, avec sa couronne de plumes orangées, est l’une des plus belles espèces de nos prairies. Elle revient en Valais au printemps. Dès le mois d’avril, guette-la au sol dans les zones ensoleillées.
Faucon crécerelle
Le seul rapace qui fait du « vol en Saint-Esprit » — il reste immobile dans les airs, tête fixe, chassant à vue. Les bords du Rhône et les pylônes électriques sont ses perchoirs favoris.
Grimpereau des jardins
Petit oiseau brun qui monte en spirale le long des troncs, cherchant les insectes dans les écorces. Il est souvent accompagné de mésanges — cherche-le dans les groupes mixtes hivernaux.
Note de Dany : en Valais, les moments les plus propices à l’observation sont les débuts de matinée — dès l’aube jusqu’à 9h — et les fins d’après-midi. C’est là que les oiseaux chantent, se nourrissent, et sont les plus actifs. Un matin brumeux qui se lève, c’est souvent le meilleur moment.
Un concours à ne pas rater : en parcourant le sentier, tu peux noter sur la brochure papier (disponible en boîte sur le parcours) chaque oiseau que tu identifies. Glisse la fiche dans la boîte aux lettres décorée par les classes de Saillon. Chaque mois, un observateur est tiré au sort et reçoit une surprise par la poste. Charmant, non ?
🍂 Quand y aller ? Les saisons sur le sentier
Le sentier est accessible toute l’année et chaque saison a ses charmes ornithologiques. Voici ce que tu peux espérer selon le moment.
🔭 Mes conseils pour une observation respectueuse
Après des années à parcourir les milieux naturels valaisans avec mon appareil photo, j’ai appris une chose essentielle : c’est l’oiseau qui décide. Notre rôle, c’est de nous faire oublier. Voici ce que je mets en pratique à chaque sortie.
Écoute avant de regarder
Tu entends les oiseaux bien avant de les voir. Arrête-toi, ferme les yeux trente secondes, écoute. Ensuite seulement, cherche à localiser visuellement.
Jumelles — l’outil essentiel
Une paire de 8×42 ou 10×42 suffit pour débuter. Sur ce sentier, des jumelles sont indispensables. Sans elles, tu repartiras frustré d’avoir deviné mais pas vraiment vu.
Tenue discrète, démarche lente
Pas besoin de camouflage complet — mais évite le rouge et le blanc vif. Marche lentement, pose doucement les pieds. Les oiseaux perçoivent les vibrations du sol.
Reste sur les chemins balisés
Le sentier longe des zones de nidification. S’écarter du chemin, même légèrement, peut déranger un nid au sol invisible à l’œil nu. La règle est simple : on reste sur le balisage.
N’utilise pas d’enregistrements
Diffuser des chants d’oiseaux pour les attirer est expressément déconseillé sur ce sentier — et pour de bonnes raisons. Cela perturbe profondément le comportement territorial des oiseaux nicheurs.
Chien en laisse — sans exception
Même le chien le plus calme représente un stress important pour la faune sauvage. Ici, la laisse est obligatoire sur tout le parcours. C’est une règle de respect, pas une contrainte.
« Photographier un animal dans son milieu, c’est prouver qu’il y a encore sa place.
Ne plus pouvoir le faire, c’est avouer qu’on a échoué. »
📌 Infos pratiques — tout ce qu’il faut savoir
Coût
Entièrement gratuit. Accès libre toute l’année, 7j/7. Le dépliant papier est disponible directement sur le parcours. Parkings gratuits aux deux départs.
Visites guidées
Des visites guidées avec un ornithologue professionnel sont organisées certains jours au printemps. Réservation sur le site de Saillon Tourisme. Visites personnalisées possibles sur demande.
Public
Conçu pour tous les âges. Familles avec enfants, seniors, débutants en ornithologie — le sentier est facile, bien balisé, et très pédagogique. Dénivelé minimal.
Après la sortie
Cafés et restaurants à proximité à Saillon pour une pause bien méritée. Le village médiéval de Saillon vaut aussi une visite — ses ruelles et sa tour sont charmants.
Site officiel
Toutes les infos, horaires des visites guidées et réservations sur saillontourisme.ch — section Promenades et Balades.
Ornitho.ch
Avant ta sortie, consulte ornitho.ch — la plateforme officielle des observations d’oiseaux en Suisse — pour savoir quelles espèces ont été vues récemment dans le secteur.
Le dépliant du sentier — en PDF
Télécharge le dépliant officiel avec la carte complète des deux boucles, les espèces à observer, les panneaux didactiques, et tout ce qu’il faut pour préparer ta sortie sur le Sentier des oiseaux de Saillon. Imprime-le ou garde-le sur ton téléphone.
📥 Télécharger le dépliant PDFChez NOGAFAM, on croit que le temps gagné hors des écrans est un cadeau. Un cadeau qu’on peut offrir à ses enfants, à ses proches, à soi-même. Le Sentier des oiseaux de Saillon, c’est exactement ça : une heure ou deux dans la vraie vie, à observer, à écouter, à s’émerveiller. Sans Wi-Fi. Sans notification. Sans algorithme. Juste le chant du Pic épeiche et le bruissement du Rhône.
Tu veux organiser une sortie collective NOGAFAM sur ce sentier ? Contacte Dany — c’est exactement le genre d’activité qu’on aime faire ensemble.
Dany Schweickhardt
Photographe animalier autodidacte · Fully, Valais · Membre de l’association OPPAL · Fondateur de StopGAFAM.com et NOGAFAM.
Je parcours les sentiers valaisans avec mes jumelles et mon appareil photo depuis des années. Je partage ma passion pour la faune sauvage sur danyphoto.ch, avec une philosophie simple : approcher la nature sans la déranger.
